À l’occasion de la semaine de la Saint-Valentin, plusieurs milieux scolaires ont posé des gestes concrets en ouvrant leurs espaces à des kiosques en santé sexuelle et en relations saines. C’est notamment le cas du Collège Stanislas, à Montréal, ainsi que du Cégep Limoilou, à Québec, sur ses deux campus.
Ces initiatives témoignent d’une volonté claire : offrir aux jeunes des lieux d’information fiables, inclusifs et sans jugement, directement dans leurs milieux de vie. En rendant ces ressources accessibles, visibles et humaines, les établissements scolaires contribuent à normaliser les questions liées à la sexualité, aux relations et au consentement — des sujets qui concernent l’ensemble des jeunes, peu importe leur parcours ou leurs expériences.
Créer des occasions d’échange et de sensibilisation dans les écoles, c’est aussi reconnaître que la santé sexuelle ne se limite pas à la prévention des risques. Elle englobe les relations saines, le respect de soi et des autres, la communication, la diversité des vécus et la capacité de faire des choix éclairés. Ce sont des apprentissages essentiels, qui gagnent à être soutenus par des espaces sécuritaires où il est possible de poser des questions, d’exprimer des doutes et d’obtenir des réponses nuancées.
Dans un contexte où les jeunes sont exposé·e·s à une multitude de discours — parfois contradictoires ou peu fiables —, ces kiosques jouent un rôle clé. Ils permettent de ramener la discussion vers des repères clairs, basés sur des données probantes, tout en tenant compte des réalités actuelles des adolescent·e·s et des jeunes adultes.
Nous saluons l’engagement du Collège Stanislas et du Cégep Limoilou, qui démontrent, par ces actions concrètes, l’importance accordée au bien-être et à l’éducation globale de leurs étudiant·e·s. En misant sur la prévention, l’ouverture et le dialogue, ces établissements participent activement à la construction de milieux plus informés, plus inclusifs et plus respectueux.

