VPH

Le virus du papillome humain est l’infection transmissible sexuellement la plus fréquente dans la population. Environ 70% des hommes et des femmes actifs sexuellement contracteront le VPH au cours de leur vie.

Sexplique > ITSS > VPH

  • Le VPH n’est pas une maladie à déclaration obligatoire.
  • Il existe plus de 100 souches de VPH et environ 40 d’entres elles peuvent se transmettre sexuellement dans la région ano-génitale.
  • Il est possible d’être infecté par plus d’une souche de VPH à la fois.
  • Certaines souches causeront des petites verrues génitales, appelées condylomes, alors que d’autres souches causeront par exemple des infections au niveau du col de l’utérus chez la femme
  • Au Canada, plus de 10% des adultes auront eu au moins une fois des condylomes (souches 6 et 11) dans leur vie
  • Environ 85 % des individus finiront par éliminer le virus de leur organisme

Mode de transmission

  • Au cours d’une relation sexuelle orale, vaginale ou anale avec une personne infectée.
  • Lors d’un contact sexuel intime (peau à peau) avec une personne infectée.
  • Peut être transmis de la mère à son bébé pendant l’accouchement (rarement).
   

Période d’incubation 

 

De 1 à 8 mois, lorsqu’il y a des symptômes.

 

Symptômes

 

Souvent asymptomatique

 

  • Apparition de condylomes (petites verrues de couleur chair qui peuvent ressembler à un chou-fleur) sur les organes génitaux, l’anus ou plus rarement dans la bouche;
  • Démangeaisons;
  • Saignements pendant les relations sexuelles.

 

***Il est aussi possible pour la femme d’avoir une infection au niveau du col de l’utérus et sans qu’elle s’en rendre compte, puisque cette région n’est pas visible. Certaines lésions peuvent s’y trouver et devenir précancéreuses. C’est pour cette raison qu’il est important d’effectuer régulièrement les examens appropriés.  

Test de dépistage

  • En présence de condylomes, le médecin procédera à un examen visuel de la région infectée.
  • Le Test Pap ou la cytologie du col utérin permet au médecin/gynécologue d’examiner le col de l’utérus de la femme et ainsi de détecter la présence de cellules atypiques dans cette région.

 

Traitement

 

Il n’existe pas de traitement permettant de guérir le VPH et le virus peut demeurer dans l’organisme à vie. La grande majorité des condylomes disparaîtront d’eux-mêmes. Toutefois, la disparition des condylomes ne signifie pas que le virus est disparu de l’organisme.

 

Selon l’importance des symptômes et l’avis d’un médecin, il est possible de traiter les condylomes pour des raisons esthétiques. Les traitements permettent de diminuer les symptômes, mais ne permettent pas de prévenir les récidives.   Traitements possibles des condylomes
  • Crème antibiotique appliquée à la maison
  • Application par le médecin d’azote liquide sur les verrues
  • Chirurgie de la peau

Complications possibles

 

Le VPH est la principale cause des cancers du col de l’utérus, mais rarement, il peut aussi mener au cancer de l’anus, du pénis, du vagin et de la vulve.

 

Prévention

 

  • L’utilisation assidue du condom permet de diminuer les risques de transmission de l’infection. Toutefois, la transmission demeure possible malgré l’utilisation du condom puisque certaines zones qui peuvent être infectées ne sont pas couvertes par le condom.
  • Il est important de subir régulièrement un examen gynécologique dans lequel une cytologie du col de l’utérus sera effectuée afin de détecter la présence de cellules atypiques.
  • Au Canada, la vaccination pour prévenir certaines souches de VPH est maintenant disponible. La  vaccination complète requiert l'administration de trois doses à l’intérieur d’un délai de 6 mois.
Le vaccin qui est offert gratuitement depuis 2008 chez les filles âgées de 9 à 17 ans à travers le Programme de vaccination du Québec est Gardasil.  

Sources :